Un tournage bien orchestré

« Neiges d’Automne » est un long métrage écrit et scénarisé par Hugo Bardin et Céline Bévierre. Le projet compte 25 techniciens et 35 comédiens pour un tournage de deux mois.  Tous sont bénévoles pour aider ce film à voir le jour.

 

Rassemblée dans le bar le Joli Môme du XIXème arrondissement de Paris, toute l’équipe de Neiges d’automne est concentrée. Chaque personne est à la place qui lui est destinée. Les acteurs autour du bar où se joue la scène, les maquilleuses hors-champs dans un coin du café, le metteur en scène derrière une des caméras…

« Tout le monde est prêt nous allons tourner. Silence plateau s’il vous plait » entonne le réalisateur. « Moteur demandé » poursuit son assistant. Le cadreur enchaine « Ça tourne ». L’assistant réalisateur se faufile devant la caméra  et annonce «  scène 32, plan 2, prise 3 ». Un silence. « ACTION ! ». Nous voilà plongés dans le tournage. Le silence est d’or.

Au fond du bar, les maquilleuses, la régisseuse lumière, et toutes les autres petites mains indispensables au tournage s’impatientent. « COUPEZ ». Entre deux prises, quelques parts de quiche sont dévorées sur le pouce avec bon appétit.

Une jeune femme brune élancée, Kamila, rode en dehors du cadre. Un appareil photo entre les mains, elle immortalise chaque instant du tournage. À pas de loup, elle essaie de capter chaque moment du tournage pour rendre compte de l’ambiance. Simon, un des acteurs du film, est confiné sur une banquette, entre un mur et une table, le scénario entre ses mains. Il se redresse et demande à la régisseuse lumière de lui donner la réplique.  « Tout le monde est prêt pour faire une répétition ? » le silence réapparait de nouveau.

Changement de scène. La moitié de l’équipe se presse à l’extérieur pour savourer une cigarette. Bien orchestré, le reste de l’équipe met en place lumières et caméras pour la suite du tournage. Les maquilleuses agrippent les acteurs pour un petit coup de pinceau. Hugo prend la casquette du coiffeur pour quelques minutes, non sans un certain professionnalisme. Chaque détail compte et ça se sent. « Il nous reste 1h pour la dernière scène » informe Théo, l’assistant réalisateur. Tous s’affairent, ça fourmille de partout, sans effleurer la précipitation qui n’est pas la bienvenue au Joli Môme.

Toujours dans les temps, malgré quelques problèmes techniques, le tournage continue. Après quelques prises le dernier « COUPEZ » retentit. Tout le monde est en haleine. «  Elle est bonne ». On sent comme un « Ouf » qui s’éparpille dans tout le bar.


 Marine

Advertisements