Arthur et les 300

Suite aux 300 likes atteints sur la page Facebook du blog, nous avons décidé de réitérer le « portrait culturel » de lecteur, sur la base d’un tirage au sort. L’ordinateur choisit un nom, nous entrons en contact avec la personne choisie puis établissons des questions adaptées, qui lui permettront de faire partager ses coups de cœur culture du moment – ou de toujours. Voici donc le portrait de l’heureux élu, répondant au doux nom d’Arthur.

Bonjour Arthur,

Nous avons déjà parlé de toi indirectement sur le blog, étant donné que tu es le bassiste du groupe Zed is Dead. Peux-tu nous en dire plus sur ce projet ?

Avec plaisir, Zed is Dead c’est du pur bonheur ! C’est un projet très épanouissant, j’ai la chance de jouer avec quatre mecs géniaux et on s’éclate. On fait ce qu’on a appelé pour rire du RFF Music (à comprendre Rock Fucks Fusion) ; en bref c’est un mélange de gros riffs, de rap, de passages posés de temps à autre et de groove. En ce moment on s’apprête à sortir notre deuxième EP enregistré ces vacances et franchement, on a hâte ! Le prochain concert est le vendredi 18 janvier (à la Brasserie de l’Europe à Clermont), on fera un passage en live sur Radio Campus courant février et dans d’autres bars de la région. C’est un projet assez jeune (tout juste un an) donc on espère que cet EP va nous faire passer à la vitesse supérieure.

Plus généralement, quelles sont tes influences musicales ?

rage

Je suis franchement le plus éclectique possible niveau musique ; c’est d’ailleurs la lame de fond de Zed is Dead, de mêler des influences très différentes. Donc j’écoute de tout à partir du moment où je trouve ça bien fait, mais il est clair que certaines playlists de boîte de nuit me font saigner les oreilles ! Après je pense que le groupe qui restera mon plus gros choc musical est Rage Against The Machine…

Les meilleurs concerts auxquels tu aies assisté ?

J’ai la chance d’avoir des parents qui m’ont emmené voir beaucoup de concerts quand j’étais trop jeune pour y aller tout seul, donc le tout premier, plus par nostalgie de mes 10 ans, est Eagle Eye Cherry. 

Sinon, j’ai vécu le rêve de voir Rage Against the Machine au Rock en Seine, Brian Setzer et son rockabilly riot à la Coopé (l’Olympia auvergnat voyez-vous), et Monsieur Joe Cocker à Vienne. Justice valait vraiment le coup (mais pas pour des raisons musicales), et récemment Heymoonshaker au Baraka bar, un tout jeune groupe de « beatbox blues » extraordinaire que je vous conseille vraiment ! J’en oublie beaucoup mais le tri n’est pas évident…

Toi qui étudies l’architecture, quelles sont tes « références » dans le milieu ?

Villa-Muller-Adolf-Loos

Je suis peu sensible à ce qui est beau en architecture, je m’intéresse vraiment plus à la théorisation. Il me semble qu’une forme a plus de valeur quand le fond est substantiel. Et en ce sens j’apprends en ce moment beaucoup de ce cher Adolf Loos. Il n’est pas rare que certains architectes émettent des réserves sur l’importance de la forme en elle-même, mais lui n’en avait simplement rien à faire, et c’est pour cela que rien ne saurait être soustrait à son travail. Alors oui, c’est peut-être un peu parano de pouvoir justifier jusqu’à la taille de son vestibule, mais au moins au début du XX° les choses étaient dites en Autriche !

Y’a-t-il des artistes que tu aimerais faire connaître ?

Heymoonshaker est vraiment mon gros coup de cœur, de la pure énergie live et un son vraiment nouveau ! Un chanteur fou (Andy Balcon) qui joue du delta blues accompagné par Dave Crowe, le maitre incontesté du beatbox – c’est juste un très grand moment.

 Sinon je ne suis plus à la page, mais bon dieu allez écouter Léonard Cohen ! Trop de gens ne le connaissent pas ou peu alors que c’est un régal pour les amoureux de musique et de poésie. Et pour les nombreux qui connaissent… Vous savez !

Ta vidéothèque (quel mot étrange) paraît bien fournie – de quels DVD ne te sépareras-tu jamais?

pulp

LE film culte est évidemment Pulp Fiction ! C’est de là que vient le nom Zed is Dead, pas besoin d’en dire plus je crois. Pour la détente, rien de mieux que Very Bad Cops (qui est très sous-estimé) ou un bon Sacré Graal, les Monty Python ne se démoderont jamais. Je rajouterais aussi Into the Wild, the Lords of Dogtown (ne serait-ce que pour la B.O) et les deux Batman de Tim Burton (ne serait-ce que pour Jack Nicholson en Joker et Danny de Vito en Pingouin !).

Ta bonne adresse culture pour la fin ?

Spliff Records, 8 rue de la Treille à Clermont-Ferrand. Les disquaires indépendants se font trop rares et celui-là est un vrai trésor.

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