French Touch

Le Point Ephémère accueillait le 16 janvier la troisième édition de « Tombés pour la France » ; une manière de montrer que la chanson française a encore un bel avenir devant elle.

 Alex Rossi

Pour un premier contact, ce qui était mon cas, ce chanteur d’âge mûr séduit par ses textes romantiques et crus (auxquels on accorde plus de crédit de par son expérience supposée), ponctués par un déhanché somme toute bien conservé. Certains ont pu lui reprocher de trop parler durant son set, j’ai personnellement apprécié qu’il introduise l’un de ses morceaux par une petite lecture ; la culture transversale, c’est beau non?

Un fait, et pas des moindres, vient cependant assombrir le tableau : le répertoire d’Alex Rossi semble assez limité. Il joue à outrance de son statut de quadragénaire encore ado à la Beigbeder, et le soufflé finit par retomber. Pour preuve, la « ultima canzone » : des paroles mielleuses et naïves dans la langue de Verdi ne suffisent pas à combler un auditoire.

ON RETIENDRA : « Chair et Canon » (qui rend tout de même mieux en live, avec des basses accentuées et le joyeux mouvement d’une petite foule en écho) et la relative nouveauté du concept. A surveiller.

Granville

Je l’avoue, je ne connaissais que le « tube » du groupe avant de venir, Jersey. Devant les belles influences de la bande, entre côte Ouest française et américaine, j’étais assez impatiente de la voir en live – d’autant plus en voyant la jolie frimousse de l’étrange et talentueuse chanteuse. Mais une timidité surjouée lui a fait garder les mains dans ses poches durant tout le premier morceau, sa voix demeurant presque inaudible. On ne l’a ni vue communiquer avec son public, ni jouer avec ses acolytes… Pourtant faire de la scène, c’est aussi oser ?

Dommage, Granville n’a pas relevé le défi d’apporter plus sur scène qu’en version studio !

ON RETIENDRA : la chanson le Slow qui mérite notre attention, tout comme son remix. On retiendra également le fait qu’ils sont encore tout jeunes et qu’il ne doit pas être facile de s’adapter à un succès si fulgurant!

Mustang

 

 L’apothéose, le pic, le summum du soir était bien sûr Mustang. Oui encore une fois, de par mes racines clermontoises je ne suis pas l’auditoire le plus objectif qui soit, mais tout de même. En plus d’un son unique, tout droit sorti des jukebox des années 50, les trois beaux garçons présentent une grande dextérité (mention spéciale à Jean qui allie chant, guitare et synthétiseur), dégagent une énergie folle, sourient, échangent entre eux, communiquent avec leur audience et semblent véritablement prendre du bon temps.

ON RETIENDRA : leur nouveau morceau joué en exclusivité, Oiseaux Blessés, qui annonce un prochain album toujours aussi bon !

Gros coup de cœur pour la salle, un lieu contemporain installé dans d’anciens hangars sur les quais de Seine. Une ambiance rock, intime mais animée, on en redemande !

 

Un grand merci au Point Ephémère

 

Louise

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