Gatsby le Magnifique – Round 1, la Mode

A l’occasion de la sortie prochaine de l’adaptation cinématographique du roman Gatsby le Magnifique, JBMT vous prépare un petit cycle en lien avec l’ouvrage mythique de F. Scott Fitzgerald. Nous vous parlerons ainsi du roman, du premier film réalisé par Jack Clayton au début des années 70 avant de terminer par la version de Baz Luhrmann, à dévorer sur grand écran à partir du 15 mai. Ouvrons aujourd’hui le bal en nous penchant sur les pièces de mode emblématiques mises en avant dans le monde du beau Gatsby. En piste !

Gatsby1- le chapeau cloche ©sofeminine.co.uk
2- le collier de perles ©luxurystylemagazine.com
3- la robe charleston ©vintageseekers.com
4- le boa de plumes ©vegaooparty.com

Des catwalks au grand écran, Gatsby le Magnifique fait son grand retour cette année, réinterprété par le délicieux Leonardo Di Caprio. Gucci et Ralph Lauren avaient initié le mouvement en 2012 en présentant lors de leur défilé Printemps-Eté des silhouettes proches de celles des héroïnes du roman de Fitzgerald ; l’occasion pour nous de revenir sur les pièces emblématiques des Années Folles, que le grand Francis F. Coppola avait déjà remises en contexte dans sa version scintillante du mystérieux millionnaire en 1974.

Un seul terme suffit à définir la femme des années 20 : l’androgynie. Filiforme, arborant une coupe garçonne, la « flapper » prend part aux activités auparavant réservées aux hommes (sport, conduite automobile…), comme nous le prouvent si bien les personnages féminins du roman que sont Jordan Baker et Daisy Buchanan. Loin de tomber dans la virilité disgracieuse, elles jouent avec les codes de l’unisexe et ne délaissent pas pour autant perles et pierres précieuses.

"The Great Gatsby" par F. F. Coppola (1974)

« The Great Gatsby » par F. F. Coppola (1974)

La « flapper dress », de coupe droite et sans manches, efface tout attribut de féminité des dames, qui n’hésitent pas à porter des gaines de manière à occulter poitrine et hanches volumineuses. Courte, la robe Charleston laisse voir au cours de la danse éponyme des escarpins à hauts talons enfilés sur des bas de soie, maintenus par des jarretelles. Les franges qui l’animent virevoltent au gré des mouvements, pour un effet visuel étourdissant. Cette pièce, de par sa forme et son aspect relativement éthéré, s’inscrit parfaitement dans l’esthétique Art Déco qui déferle tant dans la mode que dans l’architecture de l’époque.

En toute occasion, les femmes protègent leurs boucles courtes d’un chapeau cloche, couvre-chef créé par la chapelière Caroline Reboux en 1908. Il est confectionné en feutre, de manière à rester souple, mais l’on connait des versions du soir en dentelle ou en perles. On le porte bas sur le front, parfois les bords retournés.

©2013 BAZMARK FILM III PTY LIMITED

Des plumes viennent compléter les tenues : on les voit ligaturées à des bandeaux précieux, ou amoncelées en boas portés autour du cou, voire nonchalamment sur les avant-bras.

La mode au temps de Gatsby renouvelle les codes de la féminité, témoignant d’un mode vie plus libre et audacieux, mais toujours teinté de préciosité.

Louise Deglin

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