Le Guide des Galeries d’Anaïs

Souvent de courte durée, les expositions en galeries sont ouvertes à tous et un excellent aperçu de l’ampleur de la création contemporaine. En attendant et pour commencer, voici, en bref, trois expositions. Testées et approuvées.

Note : les deux dernières expositions sont désormais terminées, mais nous avons choisi de vous les présenter tout de même afin qu’elles vous permettent de (re)découvrir artistes comme galeries.

1. La Galerie Templon

La Galerie Templon, dite « post-moderne », valorise une création contemporaine essentiellement picturale, toujours appréciée de ses visiteurs.

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Actuellement, c’est le photographe David Lachapelle qui occupe les murs de la galerie. Ses grands tirages, très colorés, aux formats identiques, sont un régal pour les yeux. Les sujets photographiés, des statues de cires malmenées ou des natures mortes contemporaines, explorent à travers l’objectif la survie des codes de l’art passé : la vanité, le buste, la fresque. Un travail riche et plein de références, historiques et populaires, qui saura séduire connaisseurs et amateurs. Jusqu’au 27 juillet.

Galerie Templon : 30 Rue Beaubourg (PARIS 3e)

2. La Galerie Perrotin

La Galerie Perrotin est réputée aussi bien dans la sphère artistique qu’en dehors ; y sont exposés les plus grands noms de la création actuelle.

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C’est Gianni Motti qui nous accueille dans sa Moneybox, une installation à ne manquer « à aucun prix », puis Jesper Just, artiste vidéaste. C’est dans sa capacité à réaliser des mini-films, des vidéos cinématographiques que l’artiste se démarque de ses contemporains. Trait d’union entre le septième art et l’art des nouveaux médias, sa pratique semble construite autour de références diverses et variées qui enrichissent son travail de multiples dimensions : bénéficiant de la force hypnotique des écrans Just, à la manière du peintre, manie la composition, la lumière, le rythme, et s’accompagne de musiciens pour chaque production. Revisitant les codes classiques, il parvient à stimuler l’imaginaire du spectateur, et détourne les étiquettes afin de créer l’inattendu. Une proposition travaillée qui vaut le détour.

Galerie Perrotin : 76 rue de Turenne et 10 impasse Saint-Claude (PARIS 3e)

3. La Galerie Marian Goodman 

La Galerie Marian Goodman tient ses lettres de noblesse de sa grande ouverture à la création internationale.


Giuseppe Penone, l’un des plus fameux théoriciens de l’Arte Povera (mouvement fondé dans les années 1970 en Italie) marque l’espace de la galerie de son empreinte. Car c’est bien de marque, de trace, de négatif, dont l’artiste nous parle. Partisan d’un Art défini par la plus simple intervention de l’Homme sur la Nature, Penone explore les relations entre l’Humain et le Végétal par des prélèvements d’empreintes de l’un et de l’autre, mis en regard, transformés par la reconstitution artificielle, comme la paume de main magnifiée dont l’empreinte géante est un milliers d’épines d’acacia. C’est la poésie de l’Homme dont les racines les plus profondes sont celles de l’arbre que l’artiste nous conte. Loin d’être une redite, cette exposition est une excellente présentation de l’ensemble des pratiques et préoccupations de Penone, traduites dans un travail aux apparences discrètes, dont la cohérence, l’esthétique et la symbolique font la richesse.

Galerie Marian Goodman : 79 rue du Temple (PARIS 3e).

Anaïs

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