En ce moment à la Maison Européenne de la Photographie

Située au cœur du Bas Marais, la Maison Européenne de la Photographie accueille tout au long de l’année des expositions de photographie contemporaine destinées au grand public, souvent moins courues que celles du Jeu de Paume.

Arrivés dans ce palais de la pellicule dans le but d’y admirer les prises de Costa-Gavras, nous avons finalement été moins subjugués par le travail du réalisateur que par celui de Ferrante Ferranti, photographe encore inconnu au bataillon de JBMT. Mais cette appréciation sera laissée à votre libre-arbitre, et voici en quelques lignes nos impressions sur ces deux expositions à apprécier en ce moment à la MEP :

Costa-Gavras

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Grâce à cette exposition, nous apprenons que Costa-Gavras aime à capturer des instants à la dérobée sur ses tournages ou dans l’intimité ; pour la première fois sont dévoilés au public les clichés du réalisateur de L’Aveu, des empreintes en noir et blanc dessinant aléatoirement les visages de Simone Signoret, Yves Montand, ou de simples passants. La véhémence de l’engagement politique y côtoie la douceur simple d’une réunion de famille, sans apparente cohérence : il s’agit là simplement de moments jugés assez précieux pour être imprimés sur le papier. Seulement le visiteur ne sait plus sur quel pied danser devant l’absence de discours, et comprend vite que sans la célébrité de leur auteur ces photographies perdraient grandement de leur attrait.

Ferrante Ferranti

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Comme dit plus tôt, nous ne connaissions absolument pas ce photographe franco-italien au nom redondant : la surprise n’en a été que meilleure. En effet, les tirages de Ferrante Ferranti nous ont complètement emportés, tous aussi nombreux et distincts qu’ils étaient. Disposés thématiquement, ils traitent tour à tour et avec la même justesse la Lumière, la Pierre, le Sacré et le Voyage. D’une puissance incroyable, ils nous happent puis se révèlent progressivement à notre regard intrusif. Parfois l’artiste lui-même explique sur un cartel les circonstances de la prise de vue ou ses impressions sur le résultat final, nous permettant ainsi de mieux saisir l’œuvre dont il est question mais aussi le contexte dans lequel elle s’inscrit. A voir et revoir !

Louise

Costa Gavras – Carnets photographiques // Itinerrances – Ferrante Ferranti

  • Jusqu’au 15 septembre 2013
  • Du mercredi au dimanche de 11h à 20h
  • Entrée 8€ en tarif plein, 4€50 en tarif réduit

>> Nous vous conseillons d’errer rue Saint-Paul après votre visite. Vous y trouverez des friperies, des épiceries étrangères et une boulangerie vendant de délicieuses guimauves artisanales. A vous de voir…

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