Kid Francescoli x JBMT

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Les quelques fans de l’OM sur JBMT viennent pointer le bout de leur nez : oui, Kid Francescoli a bien choisi son nom en hommage au « Prince » du Vélodrome, Enzo Francescoli. Mais si Mathieu Hocine aime à revendiquer ses origines marseillaises, sa musique a vocation internationale : son album « With Julia« , qui sortira le 22 avril prochain, rapporte en effet un voyage, une rencontre en la France et New York, des aller et retour.

Bien que Kid Francescoli se soit fait connaître avec le morceau « Prince Vince« , c’est avec le tube « Blow Up » et son superbe clip qu’il a fait son entrée au panthéon de la French Touch. 

Bonjour Mathieu,

Penses-tu que recréer une histoire autour d’un album lui donne plus de profondeur, plus de résonance ?

Oui, mais seulement lorsque cette histoire est vraie, ce qui est le cas dans cet album. C’est quelque chose de très intime, j’ai longtemps hésité à sortir tout ça, le mettre sur la place publique. Mais j’étais tellement content des chansons que je ne pouvais les garder pour moi.
Et en ce qui concerne l’histoire autour de ce disque, j’ai simplement réalisé que tout ce que j’avais vécu pendant les 2-3  dernières années m’avait fait écrire ces chansons dont je suis aujourd’hui très fier, alors autant l’assumer complètement et raconter cette histoire vraie, « basée sur des faits réels ».

N’exprimes-tu que du vécu dans tes chansons ?

Oui, je n’arrive pas à écrire sur autre chose, m’inventer un personnage ou un monde imaginaire. Il peut y avoir une part de fantasme, de rêverie, mais ça part toujours de quelque chose de personnel, d’une expérience ou d’un désir.

Pourquoi avoir choisi cette femme iconique, blonde aux lèvres rouges, dont on ne voit jamais entièrement le visage et qui se révèle être une fraude?

C’est une image de Hawaii & Smith, tirée de leur clip pour « Blow Up ». Et parce qu’elle est iconique justement. Je pense qu’une pochette doit être simple, visuelle, on doit pouvoir la décrire en quelques mots, (« la blonde aux lèvres rouges, dont on ne voit pas entièrement le visage », donc).

Parlons du clip justement : une petite merveille, un véritable court-métrage ; le cinéma est-il une source d’inspiration pour toi? Un film en particulier ?

Oui, d’abord par la musique de film, forcément, avec des compositeurs comme Morricone ou Carpenter, mais surtout parce que le cinéma est pour moi une expérience au même titre qu’un voyage. Les émotions, l’état d’esprit dans lesquels un film peuvent te plonger sont aussi inspirants que le dépaysement ou les rencontres.
L’intro de « Love Streams » de Cassavetes par exemple : un écrivain qui s’entoure de filles dans sa villa hollywoodienne, où le champagne coule à flots. Ça pose une ambiance, ça te fait te redresser et te tenir un peu mieux dans ton fauteuil en le regardant.

De quel film aurais-tu aimé réaliser la BO ?

Le prochain film de Tarantino, James Gray ou des frères Coen.

Si tu devais associer Kid Francescoli à un plat ou une boisson?

Un kebab au tataki de saumon.

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Crédit photo : Dan Azzopardi

Un contexte idéal pour écouter l’album?

En mouvement : en train, en voiture, en avion, en marchant.

Quel est l‘endroit que tu préféres à New York ?

Coney Island, la plage populaire à 40 minutes en métro du centre de Manhattan. C’est très émouvant, il faut y aller si tu veux avoir une idée de ce qui fait l’Amérique, la fragilité et la folie : des gens qui dansent n’importe comment, des manèges vacillants, de la friture ; tu tombes toujours sur quelque chose qui te marque là-bas (j’y ai vu un flic danser).

Et pour terminer, quelle chanson catégorisée honteuse adores-tu secrètement ?

« L’Italiano » de Toto Cutugno, en plus j’ai appris à la jouer (et j’y prends beaucoup de plaisir).


Mille Mercis Mathieu !

Louise Deglin

Retrouvez Kid Francescoli :

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