Printemps de Bourges : J2, interview de Comausaure

Rencontre avec Comausaure en cette deuxième journée du Printemps de Bourges 2014 :

© Anaïs Lapel

© Anaïs Lapel

Bonjour Comausaure,

Comme nos lecteurs, je découvre ta musique via internet, et ici, par le prospectus du festival, qui décrit ta musique comme un « univers cinématique souvent spectaculaire ». J’ai besoin que tu m’expliques ce genre de termes un peu flous…

Disons que j’ai une musique très ambiancée, très cinématographique. Comme une musique de film. C’est quelque chose de très progressif.

Du coup, est-ce que tu penses à des films quand tu travailles, ou à des images ?

Y’a plein de choses ! Tout et n’importe quoi ! Je pense peut-être à Kubrick, à 2001. Le passage où le héros s’échappe de la capsule, ou l’image du monolithe.

C’est drôle que tu cites le passage final. Il a largement inspiré Echoes des Pink Floyd ; mais je ne veux pas te mettre d’étiquette. Parle-moi de tes références !

De tout : du rock, new wave… Moderat, Dark Side pour l’électro, sinon the Cure, Bauhaus, Mogwai…

Et tout ça rencontre ta formation musicale…

Oui, j’ai fait beaucoup d’instruments. Mais j’ai toujours été intéressé par la composition, c’est pour ça que je me suis mis à la musique électronique.

Tu ne trouves pas ça difficile de faire abstraction de tout cet apprentissage technique, de quitter les instruments ?

Non, tout ça se compense assez bien. C’est même assez utile : mes airs de guitare ne m’ont pas quitté.

Tes chansons sont sans paroles. Tu penses y avoir recours ?

Oui, mais je n’écris pas. Ça m’est arrivé de chanter, mais je ne recommencerai pas avant d’avoir pris des cours. J’aime tout de même bien poser une voix, de quelqu’un d’autre, parfois pour la trafiquer.

Et des clips ?

Pas encore non plus. Mais les rencontres se font, mon réseau se construit. Tout ça va prendre bientôt forme.

Sinon, le Printemps de Bourges, ton premier festival ?

J’ai déjà fait la tournée Europavox, mais Bourges c’est un peu spécial.

Et tu y es déjà, à 18 ans. Tu t’es définitivement lancé ?

Je joue depuis que j’ai 6 ans, j’ai aussi toujours un peu composé dans des groupes. Et là, ça y est, la musique électronique me permet de tout faire.

© Anaïs Lapel

© Anaïs Lapel

Et pourtant tu t’appelles Comausaure… Pas très électronique comme esprit !

Je m’appelle Côme, et en tant que fan de dinosaures, mais parents m’ont trouvé ce surnom. C’est resté.

Pas de regret à ce sujet ?

Bah non ! regardez Gesaffelstein !

­Enfin, quels sont tes projets ?

Je viens de signer avec le label Plus, créé par Mr Nô, qui va sortir une compil’ où on trouve le morceau Rith. Cette compilation a été réalisée en collaboration avec David Lynch, Philippe de Crosac,… C’était un travail en relation avec l’art contemporain.

Alors, quand est-ce qu’on te revoit ?

Mon EP sort dans 2 mois maximum. Je serai à la Botanique de Bruxelles le 16 mai, le 17 à Aubusson.

… Et une date surprise de concert à Paris est à découvrir le 28 avril !!

Anaïs Lapel

Comausaure :

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