Printemps de Bourges : L’Orchestre tout-puissant Marcel Duchamp

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En ce vendredi 26, et contrairement à d’habitude, le désert des rives d’Auron annonçaient une fin proche. Aussi, en ai-je profité pour arpenter les lieux du festival et le centre historique afin de mettre quelques images sur mes mots. Ma façon de faire le générique et mes au-revoir à cette ville et son festival dont le souvenir ne me quittera pas de sitôt… Mais avant de nous quitter, pourquoi ne pas revenir sur le peu d’évènements de la journée?

L’après-midi n’accueillait que les iNouïs dits de « world music » en salle 22. Pour y avoir assisté, mais ne pas avoir eu la chance de les interviewer, je vous propose une courte présentation de l’Orchestre tout-puissant Marcel Duchamp.

© Anaïs Lapel

© Anaïs Lapel

De par son nom énigmatique, le groupe m’avait forcément interpellée. Puis en les voyant jouer, leur nom m’est finalement apparu comme une évidence. Obtenu à partir des noms des grands groupes africains de musique traditionnelle et l’incontournable chef de fil de l’art d’avant-garde du XXe siècle, l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp annonce déjà un métissage pour le moins explosif. Les membres, issus de France, d’Allemagne, de Suisse, ont décidé de joindre ensemble des expériences de la musiques très diverses : musique classique représentée par violon et violoncelle ponctués de notes résolument plus modernes par les guitares et la batterie, le tout accompagné d’un xylophone ou parfois d’un ukulélé aux accents exotiques et d’un trombone bon-à-tout-style, 6 membres unis par la volonté de jouer en des terres inconnues sans avoir à se fixer de frontières.

Le tout produit une musique classée sous le nom « World » puisque proprement inclassable et éclectique. L’héritage duchampien est d’autant plus fort que vous trouverez sur scène différents objets anodins aux usages sonores inouïs : un petit cochon en peluche, une ventouse, et tout un fatras non-identifié. Un caractère d’autant plus marqué que plus tard, je croisais la troupe baladant une grande remorque drapée contenant –vue sa forme globale- tout l’attirail de ces hommes-orchestres. Pour ce qui est de leur projet musical, le groupe vient de sortir son troisième album, sous la forme d’un disque vinyle intitulé Rotorotor (téléchargeable sur leur site) prenant pour couverture une image étrangement évocatrice des Rotoreliefs d’un certain Marcel…

© Anaïs Lapel

© Anaïs Lapel

Difficile de se prononcer pour un groupe dont la richesse musicale appelle à tant d’expériences d’écoutes différente…

Anaïs Lapel

L’Orchestre Tout-Puissant Marcel Duchamp :

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