La Rédaction : Anaïs

Anaïs c’est la rédactrice mystère du blog. Fantomatique mais petite main productive, elle surgit régulièrement et à l’improviste dans les mails pour nous faire part de ses dernières trouvailles croustillantes. Toujours en vadrouille, entre Bourges, la Belgique ou Montpellier, c’est notre reporter de terrain. Anaïs est aussi touche-à-tout ! Née avec un cerveau, mais également avec des mimines, le plus fantastique dans tout ça, c’est qu’elle sait se servir des deux. Gravures, dessin, animation… tu peux aller découvrir ses superbes travaux sur son site, par là.

Et puis, le jour de sa naissance, sortait le film Mrs Doubtfire avec Robin Williams déguisé en femme dedans, et ça, c’est plutôt la classe.

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(C) Marguerite Hennebelle

Hello Anaïs ! Histoire de l’art, philo, beaux arts, journalisme… Tout t’intéresse et tu fais de tout ! Y a-t-il quand même une discipline qui a ta préférence ?

Je suis étudiante en arts graphiques, alors sans doute ma préférence va-t-elle vers ce domaine, qui m’est familier et duquel je peux parler avec plus d’aisance. Mais l’expérience Je beurre ma tartine m’a vraiment amenée à explorer d’autres domaines, et aussi, à avoir un regard plus global sur la création artistique. Je préfère d’ailleurs conserver ce côté touche-à-tout, qui nourrit beaucoup ce que j’écris comme ce que je produis dans mes travaux personnels.

Tu travailles beaucoup de tes mains, raconte nous un peu tout ça ! Ne sors-tu jamais sans ton calepin ?

Après quelques années un peu vagabondes et sans-objectif-fixe, je suis rentrée dans un cursus artistique en Belgique. Cela dit, j’ai pris soin de choisir une formation (gravure, sérigraphie, arts du livre) où je sentais que je pourrais faire ce que je veux. Quant au calepin, j’aimerais beaucoup être la gribouilleuse intempestive qu’on projette souvent sur un étudiant en art, et notamment, ceux que je trouve toujours les plus doués. Mais je dois bien admettre que je ne fonctionne pas comme ça. J’ai cependant toujours deux carnets sur moi : celui de la gribouille et celui des notes. Je ne sors jamais sans !

« L’espace lui apparut dégagé. Sans hésiter, il ne lui restait plus qu’à observer » (C) Anaïs Lapel

Depuis le début de l’année, tu es en exil en Belgique ! Que peux-tu dire de l’offre culturelle belge par rapport à la France ? Y’a-t-il des différences notables que tu as pu remarquer ?

Non seulement j’ai toujours vécu en France, mais surtout, ces 3 dernières années à Paris. Moi qui viens d’un milieu plutôt rural, j’ai dévoré la capitale. Dans un premier temps, c’était quasi-euphorique : je prenais tout ce que je pouvais, je me faisais des excursions pendant des samedis entiers dans les galeries et j’alignais les dimanches dans les collections du Louvre… J’ai vite compris que Paris était une ville sans fond, mais aussi, que tout n’y était pas forcément bon. Evidemment, ici à Bruxelles, l’offre est peut-être moindre en quantité. Même si mon expérience est encore à parfaire, je suis déjà très enthousiasmée par la vie artistique, théâtrale, cinématographique et éditoriale belge. J’ai vraiment pu voir des choses d’une très grande qualité, dont il me tarde de vous parler.

Où aimerais-tu exposer ton travail ?

J’ai déjà exposé à Verdun, à deux reprises, mais le public n’est pas vraiment le bon. Alors c’est une vaste question ! Je commence à monter un portfolio avec l’envie d’aller démarcher des lieux d’exposition, et c’est un moment délicat. Mon travail est encore au stade fœtal, peu de choses sont exposables. Je n’envisage pas tout à fait d’exposition individuelle à l’heure actuelle, mais plutôt collectives, sans doute dans des espaces consacrés à l’image imprimée, à l’art du livre, au dessin au sens large… Peu importe le lieu après tout, tant que les gens sont intéressés, ce serait un excellent début !

Quelle chanson pourrais-tu reconnaître en une seconde dans un blind-test ?

C’est drôle : la première chose à laquelle je pense, c’est à ces blind-test de villages vacances, et moi qui n’ai jamais regardé la série, je suis sûre d’être la première à hurler si j’entends le générique de La croisière s’amuse ! Il y a pas mal de chansons qu’on reconnait à la première note, tous, et celles pour lesquelles je voudrais absolument répondre la première sont réparties dans un répertoire plutôt vaste, et encore en chantier.

Peux-tu nous dire quelque chose que tu fais très mal ?

Alors : j’ai les mains très sèches, et j’enlève la peau du contour des ongles, c’est pas très esthétique pour quelqu’un qui adore dessiner les mains. Sinon (la voix du prophète), je pense qu’on fait mal quelque chose parce qu’on s’en moque bien de le faire correctement, alors je mettrais bien dans cette catégorie tous les trucs que je déteste le plus au monde : je ne sais pas être patiente dans des embouteillages, je n’essore qu’à moitié la salade, j’ai dernièrement eu beaucoup de difficultés à garder un pantalon propre, et… je ne sais pas déléguer. J’aime faire les choses moi-même : je passe pour maniaque colérique et capricieuse.

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Into the woods (C) Anaïs Lapel

Ryan Gosling ou Ryan Adams ?

J’avoue… je ne connaissais pas Ryan Adams, du coup je viens d’écouter ! et définitivement, Ryan Gosling ! Evidemment ça dépend pour quoi faire. Peut-être que pour parler musique, Ryan Adams est plus recommandé, mais si je veux boire une bière dans un lieu dangereux, un cure dent à la bouche, c’est Ryan Gosling que j’invite !

Tu préfèrerais avoir trois mains, ou quatre yeux ?

Quatre yeux c’est difficile à cacher, et cher en lunettes… La troisième main, je me couds une troisième poche pour la ranger, et elle me masserait les cheveux tandis que les deux autres s’affairent ! (Bonne idée, je vais sérieusement y penser !)

Une expression vieux jeu de la langue française que tu adores ?

Plutôt belge actuellement, j’entends pas mal que je suis « Tendue comme une crampe », mais c’est ni vieux, ni français. Ca fait juste sourire. Sinon, « Tout est bon dans le cochon » et surtout, « Bah pleure un coup, tu pisseras moins! »

« L’espace lui apparut dégagé. Sans hésiter, il ne lui restait plus qu’à observer » (C) Anaïs Lapel

Merci Anaïs !

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