Festival Anima – Le Panorama Belge

Anima Présentation : Ce tour d’horizon aurait été des plus frustrants sans la découverte de ces derniers-nés de la création belge, issus du monde professionnel et des écoles.

A nouveau, devant la très large sélection du festival, impossible de rendre compte de l’ensemble de ce panorama. En bref, la création animée belge se porte bien ! Plus particulièrement, voici les quelques noms présents et répétés, le présent à venir de l’animation belge…

A commencer par le fameux studio Zorobabel. Fondé en 1994 comme organisation à but pédagogique, connue pour ses ateliers pour enfants et son Atelier Collectif pour les plus grands, cette entité aux multiples étiquettes devient en 1997 une maison de production de court-métrages d’animation d’auteurs. Découvreur de talents et soutien inébranlable de la jeune création, ses propositions sont riches d’une créativité narrative, humoristique et plastique unanime, qui valide et assure la valeur de son engagement en faveur d’un art plus accessible et démocratique.

Il propose à cette occasion le film The Opening, issu de l’Atelier Collectif, parodie de générique saulbassien, ainsi que le Moustique réalisé par Noémie Marsily et Carl Roosens. Lui-même présente son très court Intermatoussa.

Zorobabel a également produit Joanna Lorho pour son clip Kijé. Blueland, son premier film auto-produit, est également au programme. Ces deux films, aux identités visuelles proches, proposent un univers tout en nuance, savamment orchestrés dans une alternance de contemplations et d’accélérations narratives, le tout dans un décor de lavis gris, animé de personnages de crayonné légèrement vibrant, qui sait faire vivre des personnages même dans l’inactivité.

Enfin, Roman Klochkov présente deux travaux à la patte particulièrement identifiable, au trait mouvementé et aux mouvements hyper-accentués : un clip animé du chanteur Michael Kroese ainsi que son court-métrage humoristique Vrede/Peace.

 PS : vous avez sans doute vous-même observé : si un trailer de long-métrage peut durer le temps d’un court-métrage, celui d’un court-métrage équivaut à la durée d’un slogan publicitaire… Pour ma part, j’ai pu observer que c’était dans la plus grande synthèse que l’efficacité visuelle était à son comble.

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