Cage the Elephant se pare de ses plus beaux atouts pour « Tell Me I’m Pretty »

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Cage the Elephant, c’est un peu le groupe que l’on ne parvient à décrire qu’en évoquant d’autres références. Une bande de cinq garçons formée en 2008 menée par Matt Shultz, qui n’a en apparence rien de spécifique. Ainsi, s’il nous fallait la présenter, nous devrions faire appel à l’arbre généalogique sacré du rock et du blues : Cage the Elephant serait le petit frère des Black Keys (c’est d’ailleurs Dan Auerbach, chanteur du duo, qui a produit Tell Me I’m Pretty) ainsi que le cousin des Queens of the Stone Age et des Black Rebel Motorcycle Club.

Après avoir dévoilé quelques tubes au cours de ces dernières années (on pense notamment à « Ain’t Not Rest For The Wicked« ), Cage the Elephant nous a mijoté un tout nouvel album qui, on peut le dire, est un peu la pépite à la fois croustillante et fondante idéale pour notre quatre-heure. Beaucoup disent qu’il s’agit ici de l’opus de la maturité, ou encore d’un miracle né de la forte implication du susmentionné Dan Auerbach. Qu’a cela ne tienne : génie tardif ou exogène, Tell Me I’m Pretty conquiert les cœurs et les oreilles, et  c’est bien tout ce qui nous importe.

Se découvrant une unité dans la diversité de ses élans, le groupe déroule le long des dix morceaux un fil rouge qui se matérialise progressivement en nous. Vous pouvez en effet tout à fait vous contenter de picorer à l’occasion quelques pistes de l’album ; seulement, imprédictibles et pleines de ressources, elles se lieront dans votre esprit à mesure des écoutes.

Tout commence avec « Cry Baby », par une basse enrouée comme un ronronnement. Très vite, le son est illuminé par une voix distante aux échos psychédéliques, qui n’est pas sans nous rappeler la vague 70’s du moment. Mais ne prenez pas peur : cet album n’a rien d’un pastiche rétro, il nous propose un véritable medley vivifiant s’étendant du garage à la soul en passant par le folk.

Quand débute « Mess Around », c’est une hystérie adolescente et libératrice qui s’empare de nous, héritière des premiers temps de Cage the Elephant. Dans « Too Late to Say Goodbye », le blues grinçant l’emporte, jouant habilement avec nos sentiments. La mélodieuse et introspective « How Are You True », que l’on imagine tout à fait en bande-originale de film, fait défiler sous nos yeux des cieux urbains et des après-midis solitaires. A vous de tisser des liens entre ces différents éléments, certains se répondant assez logiquement entre eux, tels que « Sweetie Little Jean » et « Cold Cold Cold ».

Derrière leurs textes gentiment mesquins ou sauvagement démonstratifs, les morceaux s’enchaînent sans perdre de leur mordant. Parfois groove, parfois sautillant, l’album oscille entre une fureur jouissive et une rythmique recherchée, aux influences diverses mais cependant équilibrées. Alors, en attendant de savoir si la prouesse de Cage the Elephant relève de l’éphémère, on se contentera d’appuyer sur Replay.

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Tell Me I’m Pretty, album de Cage The Elephant maintenant disponible

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