Trois Films Culte #2 : La Dolce Vita

Certainement le plus culte des films cultes, La Dolce Vita évoque à lui seul l’Italie, le glamour et les années 50 flamboyantes dans tout le sens brûlant et éphémère du terme.

Cette « Douceur de vivre » mise en scène par le mythique Fellini regroupe un nombre incalculable d’icônes cinématographiques : Marcello Mastroianni, l’un des acteurs italiens les plus célèbres encore de nos jours ; Anouk Aimée, magnifique Française ayant pimenté les réalisations entre autres de Jacques Demy et de Claude Lelouch ; et bien sûr l’incroyable Anita Ekberg, plus communément appelée « le buste » – on vous laisse deviner pourquoi.

Si ce méli-mélo de décapotables, de décolletés et de caractères bien trempés a marqué l’Histoire, cela s’explique pour plusieurs raisons. La première est la splendeur de la scène de la fontaine de Trevi, montrant Anita se délectant dans l’eau fraîche encore vêtue de sa robe de soirée et rejointe par le beau Marcello. Une autre explication, indirecte celle-ci, est que le terme de paparazzi vient en fait du nom du photographe Paparazzo, un personnage de la Dolce Vita.

Mais la légende tient aussi à ce que ces quelques deux heures et demi nous emmènent dans les tréfonds de Rome en même temps que dans les tréfonds de l’âme humaine. Tour à tour, au fil des ruelles, villas et monuments de la capitale italienne Fellini aborde les thèmes de la fidélité, de la famille, de l’honnêteté, de la religion, de la sexualité…

Sur ces tableaux d’une Comédie Humaine plus vraie que nature vient se poser le vernis étincelant de la célébrité ; vernis rapidement craquelé sous l’objectif de Paparazzo et de ses compères, qui n’hésitent pas à laisser de côté conscience et respect afin d’alimenter leurs familles et leurs journaux. Sous la plage les pavés, sous la réussite sociale la déchéance. Difficile de résumer le synopsis étant donné qu’il n’en existe pas un précis : La Dolce Vita est plutôt un condensé d’épisodes et de questionnements s’échelonnant au fil de la ville et de son bouillonnement.

On y trouve également l’incohérence et la folie fellinienne, les plus beaux monuments romains et même un petit chaton blanc perdu dans la chevelure d’Anita. Unique.

Louise

Et en bonus, la couverture de Libération le 20 décembre 1996 (après la mort de Marcello).

La Dolce Vita (1960) :

  • Par Federico Fellini
  • Avec Marcello Mastroianni, Anita Ekberg et Anouk Aimée
  • Noir & blanc, 172 minutes

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